giovedì 22 agosto 2013

L'Art...

"C'est l'Art qui nous libère de la routine littéraire et artistique... Il nous guérit la fatigue sociale de l'âme et rajeunit la perception usagée. Il restitue à l'expression avilie le sens actif et la représentation réaliste. Il ramène la vérité dans la sensation et la probité dans l'émotion. Il nous apprend à nous servir de nos sens et de nos âmes comme si rien encore n'en avait dépravé la vigueur ou ruiné la clairvoyance. Il nous apprend à voir et à écouter l'Univers comme si nous en avions seulement maintenant la saint et soudaine révélation. Il ramène sous nos regards la grâce d'une Nature qui s'éveille. Il nous rend les heures enchanteresses du matin primitif ruisselant de créations neuves. Il nous rend pour ainsi dire l'homme émerveillé qui écouta naître les voix dans la Nature, qui assista à l'apparition du firmament et devant qui le Ciel se leva comme un Inconnu.
(...)
L'Art est l'écoute de cette voix intérieure. Il nous apporte le murmure enfoui. Il est la voix de la conscience surnaturelle qui siège en nous sur le fonds inaliénable et perpétuel. Il nous ramène dans le site primordial de notre Être et dans le Lieu immense où nos sommes dans l'Univers entier. (...) L'Art est le sens d'Harmonie qui nous restitue au doux rythme du Monde, et nous rend à l'Infini qui nous appelle.
Alors tout en nous devient participant du rythme absolu où se développe le phénomène complet du Monde".

(Gaston Roupnel)

venerdì 21 giugno 2013

La canzone dell'italiota.

"Siam felici, siam contenti del cervello che teniamo,
abbiam l'elica che ci obbliga ad andar sempre col vento.
Se ci dicon: quello ruba, quello truffa, quello frega,
noi alziamo la spalluccia e da idioti sorridiam.

Perché siamo gli italioti, razza antica indo-fenicia,
siam felici, siam contenti del cervello che teniamo.

Anche voi dovreste farlo: trapanatevi il cervello
e mettetevi anche un'elica, per andar sempre col vento.

Trapaniamoci festanti, riduciamoci il cervello
e così sarà più bello, non avremo da pensar.

Se diranno: quello ruba, quello truffa, quello frega,
gli daremo i nostri voti, tutta quanta la fiducia
e sarem tutti italioti, un po' ottusi di cervello.

Su, sbrigatevi, curatevi anche voi, fate così,
anche voi fate così, anche voi fate così!"

(Dario Fo)

sabato 15 giugno 2013

Écrire...

"Écrire ne consiste jamais à perfectionner le langage qui a cours, à le rendre plus pur. Écrire commence seulement quand écrire est l'approche de ce point où rien ne se révèle, où, au sein de la dissimulation, parler n'est encore que l'ombre de la parole, langage qui n'est encore que son image, langage imaginaire et langage de l'imaginaire, celui que personne ne parle, murmure de l'incessant et de l'interminable auquel il faut imposer silence, si l'on veut, enfin, se faire entendre.
[...] Ce point [...] nous met nous-mêmes à l'infini, est le point où ici coincide avec nulle part. Écrire, c'est trouver ce point. Personne n'écrit, qui n'a rendu le langage propre à maintenir où à susciter contact avec ce point”.

(Maurice Blanchot)

mercoledì 29 maggio 2013

L'intelligence.

"L'intelligence s'intéresse à tout: les mondes, les arts, les civilisations, les ébauches et les accomplissements, tout lui importe et tout lui appartient. Elle est l'intérêt universel qui comprend tout passionnément, tout par rapport à tout".

(Maurice Blanchot)